Reportage

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Lundi 28 novembre, la 38e édition du F3C s’est clôturée en beauté au Grand T. L’équipe de Preview présente depuis le premier jour du festival était tout naturellement au rendez-vous.

Après la projection hors-compétition du  film Le ruisseau, le pré vert et le doux visage, de Yousry Nasrallah, où il nous laisse entrevoir son pays natal avec la douceur de l’humour et de ses habitants, c’est avec émotion que le réalisateur Tamer El Said « sans voix », a reçu la montgolfière d’Or pour In The last Days Of The City, ainsi que le prix du public Jeune.

Tamer El Said nous exprime, en sortant de la projection, ce qu’il n’a pu dire quelques minutes plus tôt sur scène sous le coup d’une émotion communicative entrevue dans toute la salle.  « C’est au dessus de mes rêves, déjà pour le premier prix, je pensais que c’était ma soirée. Je suis reconnaissant pour ça. Vous savez, mon film était un moyen de me faire connaître. À travers la réalisation de ce film, j’ai découvert des pans de moi que je ne connaissais pas. Quand vous faites un film vous devez accepter le fait que vous quittez votre zone de confort. C’est assez peinant, ça vous rend fragile, mais ça vous récompense ».

C’est ensuite la cinéaste française et membre du jury Yolande Zauberman, nous apprend entre deux canapés, que les jurés ont « aim[é]  le courage du film, le mélange entre documentaire et fiction et sa modestie. Le fait que les questions soient posées sont aussi celles qu’on a. Tout le monde se pose la question d’où vivre ? Et le film se la pose dans toute son acuité… ».

En attendant le bus, deux dames discutent. « Ca a permis de montrer comment est l’Egypte aujourd’hui, mais avec une certaine poésie. Et j’y ai été mais il y a très longtemps de cela. J’ai adoré redécouvrir ce pays avec le regard de Tamer El Said. Bravo à lui  ». Plus loin c’est un monsieur qui répond à Preview sur ce qu’il pense du film. Les mots  « C’est le Caire, qui est une ville très cinématographique, qu’il a su exploiter en images. Il a capté ce moment très particulier avant  la chute de Moubarak. Un avant/après, entre la fin d’un monde et un autre. Magnifique ».

C’est ensuite vers la soirée de clôture mais cette fois-ci à l’espace culturel Cosmopolis que cinéastes, bénévoles, étudiants en InfoCom, partenaires du festival ont exécuté quelques pas de twist, chacha et boogie endiablés. Les visages se sont fait plus familiers et les discussions plus élevées, dans un Cosmo remplit de ses amoureux du cinéma. C’était le moyen d’échanger sur les différents films vus tout le long de cette semaine, de partager avec les réalisateurs et producteurs tout en interrogeant  les jurés du prix jeune public sur leur choix. Pour eux, à l’unanimité, le film du réalisateur Égyptien était une belle évidence.

Crédit Photo: Aurore Duplessis