Itinéraire d’un cinéphile

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Guillaume Mainguet a d’abord été en charge du jeune public au F3C, avant d’être porté à la tête de l’atelier Produire au Sud en 2009 et de se lancer dans la réalisation. Portrait d’un homme passionné.

« À force de voir des films et de tout le temps lire des scénarios, on finit par avoir une espèce d’inspiration, de souffle, de mouvement, qui portent pour écrire », explique Guillaume Mainguet réalisateur du court métrage  Le Milieu d’un Lac (sorti en novembre 2016), rencontré en plein préparatif de la 38e édition du F3C. Il n’est pas seulement le coordinateur de l’atelier Produire au Sud pour le F3C désormais il réalise ses propres oeuvres.  

« C’est au sein de Produire au Sud que j’ai rencontré la productrice de mon long métrage, Sari Turgeman. Elle est également ma consultante en scénario, avec qui j’ai écrit le film », indique-t-il. «  Nous avons naturellement travaillé ensemble. Il n’y a pas à chercher plus loin. C’est la logique », constate-t-il, le sourire aux lèvres. L’atelier nantais, « hyper connecté avec l’industrie à différents niveaux » fait que xales liens se créent naturellement.

Né en 1977 dans la région nantaise, Guillaume Mainguet a passé un DUT « assez général » en animation culturelle. Pendant sa formation, il travaille dans une salle de cinéma où il monte un premier festival qui existe toujours, dans une ville à côté de Rennes « Je suis resté à Rennes, j’ai continué à « gratter » sur le cinéma en licence d’art du spectacle ».

Très autonome et voulant toujours être sur le terrain, il se fait vite à l’idée que les études ne sont « pas son truc ». Il s’intéresse davantage aux salles de cinéma, à la programmation et privilégie les contacts avec les gens. « Cela a donné une assise encore plus grande à une formation assez empirique tournée vers le cinéma et vers l’écriture », glisse-t-il. En 2000, il est embauché dans une salle d’art et essai de l’agglomération nantaise en tant que programmateur et animateur, avant d’intégrer l’Association des Cinémas de l’Ouest de la France (ACOR). Ces deux expériences lui permettent d’acquérir des connaissances en matière de diffusion du cinéma, de distribution des films et de fonctionnement des salles. Il se forme par ailleurs aux enjeux de programmation sur des longs-métrage plus difficiles : les films d’art et essai et les films recherches. Il quitte l’ACOR en 2005 avec une vision assez globale et générale de l’état de la diffusion en France tout en ayant enrichi son carnet d’adresses dans le monde de la distribution.

Deux ans après, il est embauché au Festival des 3 Continents où il coordonne les activités de sensibilisation et du programme jeune public. En 2009, il devient le pilier de l’atelier Produire au Sud. C’est à ce moment qu’il commence à travailler sur des projets personnels, écrit et réalise des courts métrages. « Je travaille actuellement sur un premier long métrage que je suis en train de finir d’écrire ».

Crédit Photo: Sarah Gicquiaud