Le 7ème art à la portée de tous

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Depuis quelques années, le F3C s’interroge sur la manière de toucher tous les publics. Cinéma à l’hôpital, sous-titrages adaptés aux sourds et malentendants, séances en audiodescription, sensibilisation des bénévoles, les initiatives sont multiples pour permettre au plus grand nombre de vivre l’événement.

Depuis 2009, le CHU de Nantes et le festival travaillent en étroite collaboration afin d’offrir des projections spéciales pour les enfants et les adolescents séjournant à l’hôpital. En plus de ces séances, le festival investit le canal interne de l’hôpital et propose en libre diffusion quelques films de la programmation. « On essaie aussi de proposer des choses différentes, des ateliers, des cinés-concerts… Ce ne sont pas les idées qui manquent, mais bien souvent nous avons besoin de subventions pour concrétiser ces projets », explique Thomas De Filippo, chargé de mission Développement des publics, scolaires et accessibilité.

Pour cette 38e édition, une nouveauté s’immisce dans la programmation : deux films sont sous-titrés sourds et malentendants, une première pour le festival. Pourtant, avec un total d’environ quatre-vingt-dix films sur la semaine, ce chiffre semble bien dérisoire. C’est pourquoi le groupe travaille avec Culture LSF (Langue des Signes Français), un service basé à Nantes et créé en 2015 visant à faciliter et encourager l’accessibilité culturelle au public sourd. « On a notamment réfléchi à un parcours fléché sur toute la semaine avec des films dont le fond sonore n’est pas primordial à la compréhension et à la transmission des émotions. Il faut vraiment que l’expérience soit la plus complète possible. Cela représenterait un film par soirée. » Pour les personnes aveugles ou malvoyantes, un film est également proposé en audiodescription.

Du côté des bénévoles, la démarche de sensibilisation compte aussi parmi les nouveautés de l’édition 2016. Quel comportement adopter ? Comment communiquer lorsque l’on ne maîtrise pas la langue des signes ? Autant de situations à anticiper afin d’éviter tout malaise ou incompréhension durant l’accueil des publics. Une formation aux bases de la langue des signes leur est proposée. Quatre bénévoles bilingues se joignent également à l’équipe. « C’est une initiative vraiment positive et enrichissante pour ce public ! On leur donne vraiment les moyens de participer à ce genre d’événement », commente Annie, bénévole pour le festival depuis 2013.

Même s’il reste encore du travail, les actions d’accessibilité ne manquent pas. Le festival mène une politique altruiste et renforce, d’année en année, ses engagements en faveur de ceux qui n’ont pas toujours la possibilité de se rendre dans les salles obscures.